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Une nouvelle étude internationale commanditée par ABBYY confirme que l’IA apporte de la valeur ajoutée aux organisations, mais que les dirigeants d’entreprise restent divisés quant à savoir qui doit, en dernier ressort, assumer la responsabilité lorsque les systèmes IA produisent des résultats préjudiciables ou erronés.
Le rapport 2026 d’ABBYY sur l'état de l'automatisation intelligence intitulé « Who Answers for AI: The Governance Gap » a interrogé 1 200 cadres supérieurs d’entreprises comptant plus de 100 salariés, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Australie et à Singapour. Cette enquête a été menée par Opinium. Il en ressort que près d’un quart (24 %) des dirigeants français utilisant l’IA estiment que la responsabilité devrait être partagée entre l’organisation et le fournisseur. Parallèlement, un autre quart (26 %) estime que l’organisation utilisant l’IA devrait en assumer la responsabilité principale, tandis qu’un cinquième (21 %) considère qu’elle incombe entièrement au fournisseur de l’IA. Enfin, 16 % pensent que c’est à l’utilisateur final d’en assumer la responsabilité, et 12 % estiment que ce sont les autorités de régulation qui devraient prendre les rênes.
26 % des dirigeants français utilisant l’IA au sein de leur organisation déclarent faire entièrement confiance aux systèmes d’IA pour prendre des décisions cohérentes, et la même proportion (24 %) leur fait entièrement confiance pour expliquer comment des décisions importantes ont été prises ou pour protéger les informations confidentielles. Ce niveau de confiance diminue lorsqu’il s’agit de risques : 22 % affirment faire entièrement confiance aux systèmes d’IA pour fonctionner sans entraîner de risques inacceptables, 22 % pour produire des résultats précis et 27 % pour être conformes à la réglementation.
De plus, près de la moitié (44 %) des dirigeants français affirment que l’IA est adoptée plus rapidement que leur organisation ne peut la réguler efficacement, ce qui met en évidence les craintes selon lesquelles la gouvernance peine à suivre le rythme de l’innovation.
Ces préoccupations ont un impact tangible sur le rythme d’adoption de l’IA. Plus d’un quart (26 %) déclarent que les préoccupations éthiques au sein de leur organisation ralentissent considérablement le déploiement de l’IA, soulignant le défi auquel les entreprises sont confrontées pour trouver un équilibre entre innovation et adoption responsable.
La gouvernance des données (les contrôles garantissant l’exactitude, la sécurité et la conformité des données) constitue un obstacle majeur au développement de l’IA : 67 % des dirigeants français utilisant l’IA dans leur organisation affirment que les exigences en matière de gouvernance des données ralentissent le déploiement dans leur structure.
Ce ralentissement pourrait avoir un impact sur le retour sur investissement : moins de la moitié (47 %) des Français interrogés utilisant l’IA déclarent que leurs initiatives en la matière ont dépassé leurs objectifs, tandis que 13 % estiment que les performances de l’IA sont inférieures aux attentes. Cela soulève des questions quant à savoir si les entreprises mettent en place les structures adéquates pour tirer pleinement parti de l’IA.
Les préoccupations liées à la qualité des données constituent l’un des obstacles à l’optimisation du retour sur investissement de l’IA, 17 % des dirigeants français la citant comme l'un de leurs premiers défis, au même niveau que l’intégration aux systèmes existants (18 %). Les coûts de mise en œuvre arrivent en troisième avec 14 %.
Une partie du problème pourrait résider dans l’absence de vision commune au sein des organisations. La connaissance des responsabilités en matière d’IA diminue à mesure que le niveau hiérarchique des employés baisse. Les dirigeants français utilisant l’IA indiquent que 88 % des cadres supérieurs savent qui est chargé de développer, de mettre en œuvre et de gérer l’IA au sein de leur organisation, 84 % affirment que les cadres intermédiaires le savent, et 73 % en disent autant des employés hors management.
Les entreprises adoptent l’IA, mais nos recherches montrent que beaucoup d’entre elles sont encore confrontées à des questions cruciales concernant la responsabilité, la gouvernance et le retour sur investissement. Les dirigeants doivent mieux communiquer leurs politiques en matière d’IA responsable à l’ensemble de l’entreprise. De plus, l’IA exige des organisations qu’elles sachent d’où proviennent les données, si elles sont fiables, comment elles peuvent être utilisées, et où elles sont stockées et traitées. À mesure que la souveraineté des données gagne en importance, cela doit conduire à une transition vers des contrôles lisibles par machine qui régissent les données tout au long de leur cycle de vie.
Roman Kilun, Chief Compliance Officer chez ABBYY
Pourtant, les résultats suggèrent qu’une gouvernance efficace peut jouer un rôle clé pour aider les organisations à tirer davantage de valeur de l’IA. Plus des trois quarts (72 %) des dirigeants d’entreprises utilisant l’IA affirment que la gouvernance a contribué au succès des initiatives d’IA au sein de leur organisation, tandis que 70 % indiquent que l’approche de gouvernance de leur organisation concilie efficacement la réduction des risques et la nécessité de déployer rapidement l’IA.
La majorité des dirigeants français (77 %) indiquent que leur organisation dispose d’un cadre formel de gouvernance de l’IA. Cependant, le niveau de maturité en matière de gouvernance varie : seule la moitié (52 %) dispose d’un processus de signalement des incidents liés à l’IA, 45 % ont un plan d’intervention en cas d’incident lié à l’IA, 32 % disposent d’un « kill switch » pour l’IA et 34 % ont des capacités de (rollback). Seuls 4 % déclarent que leur organisation ne dispose d’aucune capacité de gestion des incidents liés à l’IA.
De plus en plus d’organisations prévoient également de renforcer leur approche en matière de gouvernance : 17 % des dirigeants d’entreprises utilisant l’IA indiquent que leur organisation ne dispose pas actuellement d’une gouvernance officielle de l’IA, mais prévoit d’en mettre une en place au cours des 12 prochains mois.
Les entreprises françaises ayant mis en place des cadres de gouvernance de l’IA en tirent déjà des avantages concrets. Plus de la moitié d’entre elles affirment que la gouvernance facilite le développement de systèmes d’IA (61 %), encourage l’adoption par les employés (59 %) et permet de déployer à grande échelle les initiatives IA au-delà de la phase pilote (53 %).
La supervision humaine reste importante : 55 % des dirigeants français indiquent que des humains examinent toutes les décisions importantes prises par l’IA avant que celles-ci ne soient mises en œuvre. Ce chiffre s’élève à 61 % en Australie, 60 % aux États-Unis, 59 % en Allemagne, tandis qu’il tombe à 53 % au Royaume-Uni et 49 % à Singapour, ce qui montre des disparités persistantes dans la manière dont les organisations abordent l’implication humaine dans la prise de décision par l’IA.
Les organisations avec lesquelles nous travaillons passent désormais de la phase des projets pilotes et des démonstrations de faisabilité à celle de la mise en œuvre, et il est essentiel de disposer de cadres clairs et d’une vision commune des responsabilités pour instaurer la confiance dans l’IA. Chez ABBYY, nous nous engageons à faire preuve de transparence quant à notre propre approche en matière de gouvernance et à accompagner nos clients dans cette démarche.
Roman Kilun, Chief Compliance Officer chez ABBYY
Les entreprises continuent d’accroître leurs investissements dans l’IA, les dépenses étant en hausse sur tous les marchés. Les entreprises françaises sont 93 % à envisager d’augmenter d’au moins 10 % leurs dépenses Ia pour les prochains 12 mois, 6 % allant jusqu’à les augmenter de plus de 50 %.
Pour plus d’informations, le rapport complet « ABBYY Who Answers for AI : The Governance Gap » 2026 est disponible ici.
Enquête Opinium menée auprès de 1 200 cadres supérieurs ou dirigeants d’entreprises comptant au moins 100 salariés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Australie et à Singapour. Enquête réalisée du 15 juillet au 3 août 2026.
ABBYY aide les organisations à optimiser leurs processus, à accélérer leurs prises de décision et à obtenir de meilleurs résultats grâce à Document AI, une intelligence artificielle spécialement conçue pour les documents. Plus de 10 000 entreprises, dont de nombreuses sociétés du classement Fortune 500, font confiance aux 35 années d'innovation d'ABBYY pour transformer leurs données commerciales en informations exploitables qui améliorent notre façon de travailler et de vivre. Basée à Austin, au Texas, et disposant de bureaux dans 13 pays, ABBYY est à la pointe de l'automatisation intelligente. Pour plus d'informations sur www.abbyy.com/fr/company et suivez-nous sur LinkedIn, X, Facebook, Instagram et TikTok.
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